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Le Doyenné de Montceau les Mines et  ses 4 paroisses   St Jean, St Matthieu, St Luc, St Marc

08 Le sacrement des malades

Le sacrement des malades

La visite aux malades, la communion des malades, l’onction des malades, le viatique, la recommandation des mourants sont autant de « signes particuliers proposés aux malades qui attestent d’une manière spéciale l’amour de Dieu pour lui et agissant en lui.

L’onction des malades

L’onction des malades est, depuis Vatican II, comprise comme étant un sacrement de vie.

C´est le sacrement de la présence du Seigneur à nos côtés dans les moments d´épreuve que sont la maladie ou la vieillesse. La célébration de ce sacrement consiste en l’onction d’huile bénite sur le front et en l’imposition des mains. Consacrée par l’évêque lors de la messe chrismale annuelle, l’huile dite des malades apporte force et douceur. Elle pénètre la peau, répand sa bonne odeur, fortifie le corps. Voici les mots qui accompagnent l’onction avec l’huile sainte sur le front et dans les mains des malades :

« Par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève. »

Avec l’imposition des mains, l’onction rappelle l’attention et la tendresse de Jésus Christ envers les personnes malades.

« Si l’un de vous est malade, qu’il fasse appeler les anciens de la communauté qui prieront pour lui en pratiquant une onction d’huile au nom du Seigneur. Leurs prières, inspirées par la foi, sauveront le malade, le Seigneur le relèvera, et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés. » Saint Jacques 5, 14-15

Alors que la maladie apporte souffrance, inquiétude et peut même entamer le goût de vivre, le sacrement rappelle la dignité de chacun, raffermit la confiance, donne la force de supporter son épreuve et l’assurance qu’il la vit en proximité avec le Christ. Signe de la tendresse de Dieu pour les malades, le sacrement rejaillit sur les proches qui souffrent aussi de l’éloignement provoqué par les hospitalisations, les bouleversements familiaux dus à la maladie… Il pacifie et réconcilie le malade avec lui-même, avec les autres et avec Dieu. L’onction peut être administrée lors d’une célébration dans la paroisse ou avec l’aumônerie de l’hôpital, à domicile ou lors d’un pèlerinage, comme à Lourdes. C'est un prêtre qui officie.

Face à une mort toute proche, l’eucharistie est donnée en viatique, l’ultime Communion que reçoit le malade au moment de mourir.

Dans l'Église catholique, le viatique est l'eucharistie, corps du Christ, donnée à un mourant. Le geste a le même sens que dans l'emploi commun du mot, tout en recouvrant une symbolique religieuse. C'est-à-dire que le pain de vie qu'est l'eucharistie est donné à un mourant qui se prépare au « voyage » qu'est le passage de la vie terrestre à la vie éternelle.

L'Église catholique recommande au fidèle qui approche de la mort de recevoir le viatique au sein d'un ensemble de trois sacrements : successivement le sacrement de pénitence et de réconciliation, l'onction des malades et l'eucharistie donnée en viatique. Autrefois, on utilisait le mot « extrême-onction » pour décrire la combinaison de l'onction des malades avec l'eucharistie. Mais à la suite du concile Vatican II, la constitution apostolique Sacram unctionem infirmorum du  a réformé le rite et conseillé l'abandon de ce terme. Toutefois, la prescription de recevoir ces trois sacrements a été maintenue.

Normalement, le viatique est une communion au corps du Christ sous les deux espèces (pain et vin consacrés), mais le rite peut être adapté à l'état du mourant.

Pour les catholiques, le sens du viatique est d'accompagner le passage du croyant de sa vie terrestre à la vie éternelle, en renouvelant le sacrement du Christ mort et ressuscité.

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