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Pâques et traditions

Pourquoi parle-t-on des cloches de Pâques ?

Le Jeudi Saint, au terme de la liturgie  eucharistique, le célébrant porte au « reposoir » les pains consacrés, qui seront reçus par les fidèles lors de la « messe des présanctifiés » (pré-consacrés) le Vendredi Saint. L’autel où vient d’être célébré la Cène du Seigneur est vide et dépouillé. Devant ce reposoir eucharistique, ce sont les heures de Gethsémani que nous devons revivre. Les cloches sont condamnées au silence pendant trois jours en signe de deuil.

Pour expliquer l’absence de sonnerie pendant cette période, on a dit longtemps aux enfants que les cloches partaient à Rome. Le Pape les bénissait avant leur retour.

Ce n’est que dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques qu’elles carillonnent pour annoncer la joie de la résurrection du Christ. On a dit longtemps aux enfants qu’elles revenaient chargées de friandises qu’elles déversaient dans les jardins et les prés, sur les balcons des appartements.

Dans l’est de la France, pour remplacer les cloches « parties à Rome » pendant la Semaine Sainte, les enfants faisaient sonner leurs crécelles dans les rues, pour annoncer les offices. La crécelle remplaçait la sonnette de l’autel dans les paroisses et les monastères.

Les enfants de choeur passaient plusieurs fois dans la journée. La première fois ils criaient:  « Réveillez-vous ». La deuxième fois:  « Préparez-vous ». La troisième: « Dépêchez-vous »

Source: CEF, église catholique en France

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La légende des cloches de Pâques (Vidéo)

 

Le voyage de la petite cloche (Histoires de grands-mères_texte)

 

 

 

D’où vient la coutume des oeufs de Pâques ?

Du simple œuf dur coloré aux plus prestigieux œufs de Fabergé, l’oeuf de Pâques est resté une tradition dans le monde entier. En Italie, de nos jours encore, on fait bénir les oeufs

de Pâques que l’on place au centre de la table. Les oeufs de Pâques russes et ukrainiens sont de véritables oeuvres d’art, aux motifs et aux couleurs très symboliques et géométriques, avec des représentations chrétiennes comme la croix, le Christ lui-même.

Les Oeufs De Fabergé : Présentation Et Histoire

Œuvres d’art connues dans le monde entier, les Oeufs de Fabergé sont des œufs de Pâques en joaillerie réalisés par Pierre-Karl Fabergé pour le compte des tsars. Ces objets précieux et délicatement ouvragés recelaient toujours un secret qui était révélé au moment de la livraison.

Un joaillier de talent

Les Oeufs de Fabergé ont fait connaître dans le monde entier le nom de leur créateur.
Peter-Karl Fabergé est né en 1846 à Saint-Pétersbourg dans une famille de bijoutiers protestants.

Après avoir fait son apprentissage auprès des plus grands joailliers d’Europe, Peter-Karl Fabergé reçoit en 1882 la médaille d’or de l’exposition Pan-Russe. Il se fait ainsi remarquer par la Cour et obtient le "Privilège de Fournisseur de la Cour" en 1884.
En 1885, le tsar Alexandre III commande un œuf en joaillerie à la Maison Fabergé. Il s’agissait d’un présent destiné à son épouse l’impératrice Maria Fedorovna pour les fêtes de Pâques. C’est ainsi que Peter-Karl Fabergé a créé le premier des célèbres "œufs de Fabergé".

Des pièces uniques

Les Oeufs de Fabergé constituent une série de 52 ou 56 œufs (selon les sources) créés par Peter-Karl Fabergé jusqu’en 1917 pour les tsars Alexandre III et Nicolas II, qui les offraient à leurs épouses respectives, Maria Fedorovna et Alexandra Fedorovna.
En effet, il est de coutume, en Russie, d’offrir des œufs peints de vives couleurs pour Pâques (œufs naturels, en bois ou en pierre).


Le premier oeuf exécuté par la Maison Fabergé en 1885 a été réalisé en or et décoré avec de l’émail blanc opaque. Il cachait une "surprise" : une poule en or coloré contenant elle-même une réplique miniature de la couronne impériale et des oeufs pendentifs en rubis.

Dès lors, Peter-Karl Fabergé a fabriqué chaque année des œufs dans différents styles pour la famille impériale. Chacune de ses oeuvres était un original et une pièce unique et renfermait une surprise extraordinaire ou un secret inattendu.

Une renommée internationale

De 1885 à 1916, quelques cinquante oeufs de Fabergé ont été réalisés sur commande de la famille impériale.
Peter-Karl Fabergé a reçu de nombreuses distinction pour son talent : en 1900 il a notamment été médaillé de la Légion d'Honneur en France lors de l’Exposition Universelle où il a reçu le Grand Prix.
Après la chute des tsars, le trésor des œufs de Fabergé a été dispersé. De nombreux œufs-joyaux ont été vendus en Occident et figurent désormais dans les plus importantes collections publiques ou privées.

 

En Occident, dans les campagnes ou les jardins de la maison en ville, une mystérieuse chasse aux oeufs s’organise au petit matin de Pâques. Selon la tradition, en revenant de Rome, les cloches qui se sont tues depuis le jeudi Saint au soir, y répandaient, oeufs,

cloches, cocottes et autres gourmandises. La coutume d’offrir des œufs ou des lapins en chocolat est d’origine commerciale.

La « chasse aux œufs » est une tradition ancienne.

En Alsace, en Allemagne, en Suisse et en Autriche, dans la plupart des Länder, les œufs de Pâques sont apportés par le lièvre de Pâques (Osterhase). En fait, le lapin, très prolifique au printemps, est probablement un symbole de fécondité antérieur au christianisme.

Cette tradition du lapin apportant les œufs de Pâques a émigré au Brésil où elle est encore vivace ; l’origine tiendrait à l’immigration germano-suisse débutée par le roi de Portugal en 1818, et poursuivie dès 1824 avec 400 immigrants germaniques par l’épouse du premier Empereur du Brésil, qui était l’archiduchesse autrichienne (Marie Léopoldine d’Autriche).

Lièvre de Pâques

lievre de paquesLe lièvre de Pâques est le mythique dispensateur de cadeaux qui “pond” ses œufs dans un nid la nuit de Pâques, au coeur des jardins d’Alsace et d’une partie de la Lorraine, il concurrence les “cloches” censées revenir de Rome, connues dans le reste de la France. Cette créature nocturne, attestée en Alsace en 1572 est liée à Pâques, fête de la résurrection. Déjà pour les Égyptiens, le lièvre était associé au dieu Osiris, chargé de la résurrection des morts. Réputé pour sa fécondité, le lièvre de Pâques suggère comme le poisson, la multiplication. Il est censé être initié aux mystères de la vie car il naît les yeux ouverts. C’est aussi un animal lunaire qui vit la nuit, il est capable, dit-on de communiquer avec les morts grâce à son gîte souterrain. Tous ces pouvoirs font de lui une créature fantastique.

En Bavière, le lièvre est remplacé par un coq, en Thuringe c’est un renard, dans la région de Hanovre, c’est un coucou, au Tyrol c’est la poule et en Westphalie c’est le renard.

 

 

Des origines antiques

La coutume d’offrir des oeufs décorés, teints ou travaillés existait bien avant l’ère chrétienne. Comme le printemps est la saison de l’éclosion de la nature, l’oeuf, représentant la vie et la renaissance, a été probablement le premier symbole utilisé lors de rituels qui

datent de la nuit des temps. Au printemps, les Égyptiens et les Perses avaient pour habitude de teindre des oeufs et de les offrir pour symboliser le renouveau de la vie. Dans l’antiquité gauloise, les druides teignaient les oeufs en rouge en l’honneur du soleil.

Pour les Juifs, l’oeuf est le symbole de la vie mais aussi de la mort. La libération du peuple hébreu a coûté la vie à de nombreuses personnes, et le bonheur n’est jamais absolu pour les hébreux. A Pessa’h les Juifs trempent un oeuf dans de l’eau salée en souvenir de toutes les larmes versées suite à la perte de leur indépendance.

Une coutume chrétienne

De nombreuses fêtes païennes célébraient donc la résurrection de la nature symbolisée par l’œuf, porteur d’un germe de vie. Mais c’est très probablement de l’interdiction faite par l’Église, jusqu’au XVII° siècle, de consommer des œufs pendant le Carême qu’est née la tradition des œufs de Pâques. Comme on ne pouvait empêcher les poules de pondre, on conservait précieusement ces œufs jusqu’à la fête de Pâques, à partir de laquelle il fallait écouler le stock !

Le roi Louis XIV fait de l’oeuf décoré de

Pâques une institution. D’une part, ses gens devaient lui apporter le plus gros oeuf pondu en son royaume durant la Semaine Sainte et, lui-même, le jour de Pâques, entouré de grandes corbeilles, distribuait en personne des oeufs peints à la feuille d’or à ses courtisans aussi bien qu’à sa valetaille.

Ces dernières années, dans bien des familles françaises, se renoue ce geste de jadis au moment du dessert, le dimanche de Pâques. Sur un plateau, se trouvent quelques petits vases de fleurs, des oeufs ou des petits lapins en chocolat. Les vitrines des pâtissiers les ont présentés à la gourmandise. À nous de dire aux convives de la fête leur signification pascale !

Source: CEF, église catholique en France

 

D’où vient la coutume de  l'agneau  de Pâques ?

Enfin, autre tradition de la fête de Pâques : l’agneau, que l’on déguste généralement le dimanche de Pâques. 

Les juifs continuent à commémorer l'exode en célébrant la Pâque en sacrifiant un agneau. La fête de Pessa'h (passage) célèbre durant huit jours la libération du peuple d'Israël et la traversée de la mer Rouge.

Le sacrifice de l'agneau tire son origine d'un ordre de Dieu à Moïse, avant la traversée de la mer Rouge, pour immoler un agneau par famille. Le sang de l'agneau, répandu sur les portes des maisons des Hébreux avec une branche d'hysope, permettait de signaler à l'Ange de la Mort que ces maisons devaient être épargnées de la mort des premiers nés, qui ne devait frapper que les Égyptiens (une des dix plaies).

Pour les chrétiens, la fête de Pâques est le passage de la mort à la vie par Jésus, victime innocente sacrifiée pour racheter les péchés des hommes. Ainsi, Jésus est identifié à l'agneau sacrificiel de la tradition juive. Jésus est aussi représenté par un agneau dans l'Apocalypse.

L'agneau symbolise également la soumission du chrétien à la volonté de Dieu, ainsi que les vertus d'innocence, de douceur et de bonté. Il est l'une des représentations du Christ.

Le saviez-vous ? 

Il existe en Alsace un gâteau en forme d’agneau pascal. Cette spécialité alsacienne appelée lamala (parfois prononcé "lamala", "lémela" ou "lamela") ou osterlämmele est traditionnellement préparée pour Pâques.
Il s’agit d’un biscuit en forme d'agneau saupoudré de sucre glace. Symbole de pureté et d’innocence, il est censé porter chance. On disait d’ailleurs autrefois que le diable pouvait prendre la forme de n'importe quel animal, à l'exception de la brebis.

 

 

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