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Le Doyenné de Montceau les Mines et  ses 4 paroisses   St Jean, St Matthieu, St Luc, St Marc

L'Octave de Pâques et les 50 jours du Temps Pascal, de Pâques à la Pentecôte, en passant par l'Ascension

Le Temps Pascal

Le temps pascal commence par le dimanche de la Résurrection et se déploie jusqu’à la Pentecôte, soit durant huit dimanches. Il s’agit d’une octave de dimanches marquée par la joie et la plénitude (7×7 + 1), « une semaine des semaines », comme écrivait saint Basile.

Christ est ressuscité ! Il a vaincu la mort et mis fin au règne de ses ennemis. Il siège à la droite du Père et nous ouvre les portes de son royaume. Suivons-le dans la joie. Alléluia.

CEF

À Pâques, en célébrant la mémoire de la résurrection du fils de Dieu, c’est tout le mystère pascal qui est célébré sous un aspect particulier. Le Temps pascal débute avec la fête de Pâques et se clôt avec la Pentecôte.

CEF

Les cinquante jours à partir du dimanche de la Résurrection jusqu’à celui de Pentecôte sont célébrés dans la joie et l’exultation, comme si c’était un jour de fête unique, ou mieux « un grand dimanche ». C’est surtout en ces jours que l’on chante Alléluia.

La semaine qui suit Pâques est appelée OCTAVE de Pâques.
Qu’est-ce que l’Octave de Pâques ?

Cette semaine est comme un long dimanche se prolongeant sur huit jours, où chaque jour est Jour de Pâques. Ainsi du dimanche de Pâques au dimanche de la Miséricorde (ainsi nommé par Jean-Paul II) – traditionnellement, Dimanche in albis – c’est l’Octave de Pâques pendant laquelle les nouveaux baptisés de la nuit pascale portent leur vêtement blanc.

L´Octave de Pâques est constitué par les huit jours qui suivent le dimanche de Pâques. La pratique de l´Octave religieuse se retrouve déjà dans l´Ancien Testament avec la fête des Tabernacles (Lv 23-26). C´est Constantin qui l’a introduit dans la liturgie catholique.

Durant l´Octave, on célèbre tous les jours la messe, avec les prières du jour de Pâques ; la Préface, notamment, et des passages de la Prière eucharistique. Une semaine où reviennent les mêmes prières, les mêmes chants. Un temps pour échapper à la roue affolée des heures qui nous asservit tous. Redire et acclamer, encore et encore, pour raviver l´événement du dimanche de Pâques. Rappeler que la Résurrection se prolonge par-delà la fête pascale.

Ainsi peut-on lire avec quelle vigueur et quel faste on vivait ce temps au IVe siècle à Jérusalem :  » (…) pendant l´Octave, toute cette pompe et cette décoration se déploient dans tous les lieux saints. (…) Pendant toute cette Octave, tous les jours, c´est la même décoration et la même pompe (…) Les moines de l´endroit, au complet, continuent à veiller jusqu´au jour en disant des hymnes et des antiennes. (…) A cause de la solennité et de la pompe de ces jours, des foules innombrables se rassemblent de partout, non seulement des moines, mais aussi des laïques, hommes et femmes. » (Extrait du journal d’Egérie).

Prendre du temps pour puiser à l´Essentiel d´un quotidien qui se répète. Huit jours durant. Nourriture intérieure, forces pour demain. Échapper à l´atrophie du stress, de l´inédit et du sensationnel. Sacré défi – défi sacré – que ce temps de l´Octave de Pâques !

(source CEF)

Les dimanches du Temps Pascal

Les dimanches de ce temps sont considérés comme des dimanches de Pâques et, après le dimanche de la Résurrection, on les désigne comme les 2e, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e dimanches de Pâques. Le dimanche de la Pentecôte clôt cette période sacrée de cinquante jours.

Les évangiles des huit dimanches du temps Pascal

Deuxième dimanche de Pâques : une plongée pascale dans les entrailles de la miséricorde du Père

Le dimanche

 

Temps de Pâques (de Pâques à la Pentecôte)

(source Diocèse Bayonne)

50 jours pour fêter Pâques

Depuis le IIIe siècle, la célébration de la Résurrection du Seigneur, le jour de Pâques, se prolonge en une Cinquantaine (Pentecoste), s’achevant par la célébration du don de l’Esprit qui a pris ce nom de «Pentecôte». Ces cinquante jours forment un seul et unique jour de fête qui, disait saint Irénée «a la même portée que le dimanche» : c’est pourquoi, pendant cette période, on prie debout, comme il convient à des ressuscités, et le jeûne est interdit.

Le temps pascal commence avec le dimanche de la Résurrection et se déploie durant huit dimanches : c’est donc une octave de dimanches, «une semaine des semaines», écrivait saint Basile qui insiste sur son caractère eschatologique. Mais il permet aussi, au fil des semaines, de déployer toutes les harmoniques du mystère pascal. La première semaine, l’octave pascale, est dite aussi semaine in albis (des vêtements blancs), car les catéchumènes baptisés dans la nuit de Pâques gardaient le vêtement de leur baptême pour venir assister chaque jour aux catéchèses «mystagogiques» (leur expliquant le sens des «mystères», c’est-à-dire des sacrements qu’ils venaient de recevoir). Ces catéchèses étaient assurées par l’évêque et l’on possède encore celles de Jean Chrysostome, de Cyrille de Jérusalem ou d’Ambroise de Milan.

Dans les églises où sont implantées les Fraternités de Jérusalem, les «néophytes» (littéralement, les nouvelles plantes), qui ont reçu le baptême lors de la vigile pascale, assistent aux offices de l’octave pascale, vêtus de leur aube blanche, dans le chœur, au milieu des frères et des sœurs.

Le dimanche qui clôt l’octave, dimanche "in albis", jour où les néophytes déposent leur vêtement blanc, a été longtemps désigné par le premier mot de l’oraison d’ouverture Quasimodo, «Comme des enfants nouveau-nés…» À la demande du pape Jean-Paul II, il est devenu le Dimanche de la Miséricorde.

Tous les dimanches constituant le temps pascal sont considérés comme «dimanche de Pâques» et non «après Pâques».

Le cierge pascal, symbole du Christ ressuscité, reste allumé et l’Alléluia ne cesse de retentir. La couleur liturgique est le blanc, qui rappelle les vêtements des anges au matin de Pâques et ceux des ressuscités habitant la Jérusalem céleste (Ap 7, 9s).

De Pâques à l'Ascension et à la Pentecôte 

Située entre Pâques et la Pentecôte, c’est-à-dire entre la résurrection du Christ et la venue de l’Esprit Saint sur le groupe des apôtres, l’Ascension ne peut être comprise qu’en lien avec ces deux évènements. L’Ascension fait partie du déploiement inouï de Pâques : par sa mort et sa Résurrection, le Christ a sauvé l’homme qui, à sa suite, est désormais appelé à rejoindre Dieu pour vivre dans sa gloire.

Une Présence dans l’absence

Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, pendant les quarante jours qui ont suivi Pâques, le Christ ressuscité s’est plusieurs fois montré aux disciples. L’Ascension marque la fin des apparitions du Ressuscité : Jésus « est monté au ciel », c’est-à-dire que désormais, ses disciples devront faire le deuil d’un certain type de présence, d’une présence charnelle. Grâce à l’Esprit donné à la Pentecôte, ils vont expérimenter une nouvelle manière, pour Jésus ressuscité, de leur être présent. Désormais, les disciples devront « croire sans voir », ou plutôt « croire parce qu’ils ont vu » (Jn 20, 30-31). C’est sur leur témoignage crédible que nous fondons notre foi.

La liberté des chrétiens passe par une prise de distance de la part du Christ. « Il est bon pour vous que je m’en aille », dit Jésus (Jean 16,7). Lui qui ne se laisse pas posséder ni étreindre ne s’impose pas davantage : il laisse ses disciples libres de croire, et donc d’aimer véritablement car librement.

Il fait de nous des témoins

Mais cette absence est en même temps forte d’une promesse et d’une invitation à la mission : « vous allez recevoir une puissance, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ».

Il ne s’agit pas de rester les yeux levés vers le ciel. L’Ascension est un appel à la responsabilité. C’est aux chrétiens désormais d’être témoins du Christ ! Le mystère de l’Ascension signifie que le temps des témoins commence, le temps de l’Eglise. Sans Ascension, pas d’Eglise. Jésus va rendre ses disciples et apôtres définitivement capables de porter témoignage. Désormais Pierre va parler et enseigner avec autorité comme Jésus, de même que Paul.

De la tristesse à la joie

L’Ascension n’est donc pas la célébration d’un départ triste. Les disciples étaient tristes avant, quand ils ne comprenaient pas le sens des événements de Jérusalem, quand ils ne comprenaient pas que le Messie devait souffrir pour entrer dans la gloire, surtout tant qu’ils n’avaient pas compris que Jésus devait monter vers le Père pour envoyer l’Esprit.

Que fête-t-on à l’Ascension ?

La fête de l’Ascension célèbre la montée de Jésus vers Dieu son Père. Elle est fêtée en France le jeudi de l’Ascension, quarante jours après Pâques. Mort et ressuscité, il quitte ses disciples tout en continuant d’être présent auprès d’eux, mais différemment. Il promet de leur envoyer une force, celle de l’Esprit-Saint.

La fête de l’Ascension, célébrant l’entrée du Christ dans la gloire de Dieu, est une des principales fêtes chrétiennes, qui s’inscrit dans le prolongement de Pâques et annonce la Pentecôte, dix jours plus tard. Le jour de l’Ascension, la couleur des vêtements liturgiques (que porte le prêtre) est le blanc, couleur de la fête, de la lumière et de la joie.

Jésus rejoint son Père

L’Ascension est relatée par l’évangile de Marc (chapitre 16, verset 19), l’évangile de Luc (chapitre 24, verset 51) et le livre des Actes des Apôtres (chapitre 1, versets 6-11). Le livre des Actes des Apôtres rapporte que, quarante jours après Pâques, Jésus apparaît une dernière fois à ses disciples et leur annonce : « Vous allez recevoir une force, celle de l’Esprit Saint qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins (…) jusqu’aux extrémités de la terre ». Après ces paroles, ils le virent s’élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. L’évangile de Luc précise quant à lui que les apôtres « retournèrent à Jérusalem, remplis de joie ».

Ainsi s’achève le temps des rencontres du Ressuscité avec ses disciples. Cependant, selon sa promesse, Il sera toujours avec eux, mais d’une présence intérieure : ils ne le verront plus de leurs yeux. Le Christ n’est plus visible, mais il n’abandonne pas ses disciples. Il leur promet la venue de l’Esprit à la Pentecôte.

Un nouveau mode de présence

Croire que le Christ ressuscité est entré dans la gloire est un acte de foi. L’Ascension est source de liberté : loin de s’imposer aux hommes, Jésus les laisse libres de croire, et donc d’aimer véritablement. Jésus ne cesse d’inviter les hommes à le suivre : dans la foi, ils doivent apprendre à lire les signes de sa présence et de son action, en particulier dans la célébration des sacrements, notamment l’Eucharistie, mais aussi dans sa Parole, son Peuple, ses ministres (évêques, prêtres, diacres)…

« Pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ?  » (Ac 1, 11) s’entendent dire les apôtres : l’Ascension du Christ est aussi un appel à un plus grand engagement dans le monde pour porter la Bonne Nouvelle.

La signification des Cieux

L’Ascension de Jésus n’est pas un voyage dans l’espace, vers les astres les plus lointains, car les astres sont eux aussi faits d’éléments physiques comme la terre. Pour les croyants, monter aux cieux c’est rejoindre Dieu et vivre en son amour. Ici, nulle question de magie ou d’action spectaculaire. À propos du Ciel, le Catéchisme de l’Eglise catholique parle de « l’état de bonheur suprême et définitif ». Jésus ne s’est pas éloigné des hommes mais maintenant, grâce à sa présence auprès du Père, il est proche de chacun, pour toujours.

Que fête-t-on à la Pentecôte ?

L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension. Jésus est mort pour le salut du monde (le Vendredi Saint), ressuscité (le jour de Pâques) et parti rejoindre le Père (à l’Ascension). À la Pentecôte, Dieu le Père envoie aux hommes l’Esprit de son Fils. Cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement.

Le vent et le feu

Le 50ème jour après Pâques, alors qu’une foule s’est rassemblée pour Chavouot (fête juive commémorant le don de la Loi à Moïse), les Apôtres, Marie et quelques proches entendent un bruit « pareil à celui d’un violent coup de vent » qui remplit la maison ; c’est un premier signe. Le deuxième signe ne se fait pas attendre : « une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’entre eux ». Et voici le troisième prodige : remplis de l’Esprit Saint, signifié par le vent et le feu, « ils se mirent à parler en d’autres langues ». La foule qui festoie est stupéfaite « parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue ». À tel point que certains les croient « pleins de vin doux » (Ac 2, 1-14) !

Ainsi se réalise la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8).

En effet, les apôtres, ayant reçu la force de l’Esprit, ont alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencent aussitôt à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. Lors de la Pentecôte, l’Eglise est constituée non par une volonté humaine, mais par la force de l’Esprit de Dieu. À la suite de cet événement, naissent les premières communautés chrétiennes qui se sont ensuite organisées, développées et propagées.

 

Don pour tous les hommes

Ce récit des Actes des Apôtres est très significatif : le vent et le feu manifestent – comme dans bien d’autres récits de la Bible – la présence de Dieu. Les langues de feu témoignent de la venue de l’Esprit Saint sur ceux qui étaient présents.

La Bonne Nouvelle ayant vocation à rejoindre tous les hommes, le don de l’Esprit permet aux apôtres de répondre à l’appel du Christ : être ses témoins « jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Comme les apôtres, les chrétiens sont appelés à ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, à proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle du salut.

Parce qu’il trouve sa source dans l’événement de la Pentecôte, le sacrement de la confirmation est souvent célébré le jour de cette fête. Au cours de la célébration, l’évêque impose les mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l’Esprit.

Sources CEF

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