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Le Doyenné de Montceau les Mines et  ses 4 paroisses   St Jean, St Matthieu, St Luc, St Marc

Dimanche de la Divine Miséricorde

Le 2ème dimanche après Pâques est aussi le Dimanche de la Miséricorde.

C’est Saint Jean Paul II qui institua cette fête en 2000 le jour de la canonisation de Sainte Faustine.

 

 

 

Le Christ lui avait dit « La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques ».

Sainte Faustine et la Miséricorde divine

"Je désire que le monde entier connaisse ma miséricorde"  (Petit Journal de Sainte Faustine / 1905-1938 )

Sainte Faustine est née le 25 août 1905 dans le village de Glogowiec, dans les environs de Lodz, en Pologne. Troisième des dix enfants de Marianne et Stanislas Kowalski, elle reçoit au baptême le prénom d’Hélène. Son éducation à l’école ne dure que trois ans, faute de moyens financiers et, à seize ans, elle commence à travailler comme domestique...

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“Je sens bien que ma mission ne s’arrêtera pas à ma mort mais qu’elle ne fera que commencer. O âmes qui doutez, je soulèverai le voile du Ciel pour vous convaincre de la bonté de Dieu (…) Dieu est Amour et Miséricorde.”

Pour la miséricorde divine

La miséricorde, qu'est-ce que c'est ?

La miséricorde est une attitude caractéristique de Dieu qui peut le définir tout entier : comme le disait Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « Il n’est qu’amour et  miséricorde ».
La miséricorde est révélatrice du soin dont le Père entoure ses enfants : Dieu écoute avec attention ce qui monte du cœur de l’homme ce qui provoque en Lui une attention quasi-maternelle. L’homme peut alors accepter de voir la misère, la pauvreté, l’étroitesse de sa vie. Face à nos difficultés à aimer et à pardonner, Dieu lui-même vient combler nos manques et restaurer notre humanité pour nous orienter vers une vie plus donnée.

En latin Miseri veut dire « les pauvres » et Cor, « le cœur ». Miseri-cor, c’est le cœur vers les pauvres. La miséricorde consiste à avoir le cœur qui bat pour les pauvres. Quoi de plus beau, de plus chaleureux, de plus courageux ! Le mot miséricorde, dit Saint Thomas d’Aquin, signifie un cœur rendu misérable par la misère d’autrui. La miséricorde, c’est la compassion pour toutes les formes de souffrances ; c’est la patience bienveillante devant la lenteur de la conversion ; c’est le pardon généreux envers qui se reprend ; c’est le cœur qui s’ouvre devant la misère du prochain. Ce cœur sensible à la misère ne se réduit pas à des sentiments à de l’émotion. Ce cœur est une attitude de toute la personne, un engagement de la volonté, à la fois une disposition de l’âme et une manière d’agir. Il pousse à vouloir faire cesser la misère du prochain comme on le ferait pour la sienne.

La miséricorde n’est pas une posture humaine, même relookée. C’est l’être intime de Dieu, son cœur de Père, sa bienveillance envers les hommes et le monde, son attribut ultime, l’expression la plus haute de sa justice. La miséricorde, telle que l’Écriture Sainte nous la dévoile, c’est Dieu saisi aux entrailles par ma détresse qui vient à mon secours et me délivre (1).

Extraits de la Bulle :

« La miséricorde, c’est l’acte ultime et suprême par lequel Dieu vient à notre rencontre. La miséricorde, c’est la loi fondamentale qui habite le cœur de chacun lorsqu’il jette un regard sincère sur le frère qu’il rencontre sur le chemin de la vie. La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours malgré les limites de notre péché. » Pape François, Bulle d’Indiction, N°2.

« La miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour comme celui d’un père et d’une mère qui se laissent émouvoir au plus profond d’eux mêmes par leur fils. Il est juste de parler d’un amour « viscéral ». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon. » Pape François, Bulle d’indiction, N°6

Lire l'intégralité de la Bulle

CEF

(1) Source Diocèse de Paris

La miséricorde, c’est le chemin qui unit Dieu et l’homme, pour qu’il ouvre son cœur à l’espérance d’être aimé pour toujours

CEF

Lien entre miséricorde et sacrement de réconciliation

Si la miséricorde ne se réduit pas au pardon, elle conduit de manière privilégiée au sacrement de la réconciliation. En effet, c’est le lieu où l’on peut faire avec certitude l’expérience de cette action amoureuse de Dieu qui vient guérir le cœur de l’homme blessé par le mal qu’il est capable de commettre.

Notre péché, loin de faire fuir Dieu, appelle de lui une consolation que son être de miséricorde est impatient de répandre.

« Le temps est venu pour l’Église de retrouver la joyeuse annonce du pardon. Il est temps de revenir à l’essentiel pour se charger des faiblesses et des difficultés de nos frères. Le pardon est une force qui ressuscite en vie nouvelle et donne le courage pour regarder l’avenir avec espérance. » Pape François Bulle d’indiction 10

CEF

Le temps est venu pour l’Église de retrouver la joyeuse annonce du pardon

CEF

Les œuvres de miséricorde

Les sept œuvres de miséricorde corporelles

Les six premières œuvres de Miséricorde corporelles sont énumérées par saint Matthieu dans la Parabole du Jour du jugement : « Nourrir l'affamé, abreuver l'assoiffé, accueillir l'étranger, vêtir les malheureux, soigner les malades, et visiter les prisonniers ». 

« Ensevelir les morts » apparaît au cours du XIIe siècle et a été ratifié en 1220 par la collection canonique de Raymond de Peñafort. Elles sont déjà présentes partiellement dans l'Ancien Testament dans le Livre d'Isaïe.

La septième, la visite aux prisonniers, est indiquée dans l’Épître aux Hébreux.

(Polyptyque des Sept Œuvres de miséricorde du Maître d’Alkmaar pour la Grande église Saint-Laurent de Alkmaar)

Les sept œuvres de miséricorde corporelles sont donc :

1. donner à manger aux affamés ;

2. donner à boire à ceux qui ont soif ;

3. vêtir ceux qui sont nus ;

4. accueillir les pèlerins ;

5. assister les malades ;

6. visiter les prisonniers ;

7. ensevelir les morts.

Des ordres religieux ont été créés pour se vouer à l'accomplissement de chacune de ces œuvres. Ainsi, les Trinitaires, qui visitaient les prisonniers, ont entrepris une œuvre de rachat et de délivrance des captifs.

Les sept œuvres de Miséricorde spirituelles

La tradition des œuvres de Miséricorde spirituelles remonte aux Pères du désert. Elles sont énumérées par Saint Thomas d'Aquin.

Elles sont au nombre de sept :

1. conseiller ceux qui sont dans le doute ;

2. enseigner les ignorants ;

3. avertir les pécheurs ;

4. consoler les affligés ;

5. pardonner les offenses ;

6. supporter patiemment les personnes ennuyeuses ;

7. prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

La sauvegarde de la création comme œuvre de miséricorde N° 8, pour chacune des deux listes

Le , à l'occasion de la deuxième Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, le pape a évoqué la sauvegarde de la maison commune qui demande les « simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme […] et se manifeste dans toutes les actions qui essaient de construire un monde meilleur » et ajouté que la « sauvegarde de la Création » doit être considérée comme une œuvre de miséricorde.

En ce 2ème dimanche de Pâques 2020, le père Yves Garruchet nous adressait ce message

Bon dimanche de la Divine miséricorde à toutes et tous, et bonne continuation du temps pascal, en chemin vers la Pentecôte, sur la route du rassemblement diocésain du dimanche 4 octobre à Taizé

 

                       

Tu n’as pas cru ce que t’ont dit tes frères

(Comme eux non plus n’avaient pas cru vos sœurs),

Entier Thomas, généreux, téméraire,

Toi qui voulais braver ses agresseurs

 

Tu n’as pas cru Jésus dans sa promesse

Qu’après sa mort il ressusciterait,

Ni qu’il laissait cette nouvelle adresse :

« Allez au Père et vous me trouverez ! »

 

Tu n’as pas cru, tant que tes yeux ne virent

Jésus venu te prendre au dépourvu

Et, souriant, à travers toi nous dire :

« Heureux celui qui croit sans avoir vu ».

 

 

Pauvre Thomas, la superbe en déroute,

Où sont passés tes grands excès de voix ?

Non ! Tu n’es pas le saint patron du doute :

Tu es celui de la plus belle foi !

 

Tu dus répondre à cette invitatoire :

« Es-tu témoin que j’étais sur la croix ? »

Nous, nous n’avons nulle raison de croire

Qu’en lieu des clous tu mis vraiment le doigt.

 

Il t’a sauvé de la pire tempête

Qui t’éloignait du Miséricordieux.

Et c’est l’Esprit qui sur tes lèvres jette

Ce cri d’amour : « mon Seigneur et mon Dieu. » !

 

D’avoir ainsi reconnu l’Adorable

Sois-tu béni, Thomas, notre jumeau !

Ta profession nous est incontestable :

La foi pascale est faite de tes mots !

Guy Jampierre, diacre, mai 2012

 

 

Prière de Saint François d'Assise

Voici une Prière de Saint François d'Assise (1182-1226) : « Seigneur, fais de moi un instrument de Ta paix ! ». Né à Assise, en Italie en 1182, d'où l'appellation « François d'Assise », c'est dans la prière que Saint François d'Assise trouve toute sa force pour aimer et pour aider les autres.

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.

O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.

Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

Saint François d'Assise (1182-1226)
La figure du saint italien évoque un art de vivre et une manière d’être chrétien. Le pape Grégoire IX l’a canonisé en 1228. Amoureux de la nature, Jean Paul II l’a fait patron de l’écologie en 1979. Il inspire aussi les non-violents.

François d’Assise est né en 1182. Sa mère voulait l’appeler Jean mais son père, de retour d’un voyage en France lui donna le nom de François. Sa notoriété, de son vivant même, lui fit perdre son nom de famille, « Bernardone ». Il devint François d’Assise, donnant ainsi un renom à la ville de l’Italie centrale qui l’avait vu naître. Aujourd’hui encore son nom évoque un art de vivre et une manière d’être chrétien. Cet homme a favorisé la renaissance de la vie évangélique dans la dure histoire des hommes.

Son père est commerçant, et François découvre la valeur de l’argent. Il sait l’utiliser plus pour ses propres loisirs que pour répondre aux besoins des pauvres qui mendient. Un désir de promotion sociale le travaille, il rêve d’être chevalier. Il s’engage dans l’armée mais son rêve tourne court et connaît avec d’autres la condition de prisonnier.

De retour à Assise, il déprime mais il mûrit. Il découvre alors la bonté de Dieu. Ses yeux s’ouvrent et il voit le monde autrement: la société nouvelle qui se voulait libre et égalitaire a aussi ses exclus: les pauvres, les lépreux, les petits…

Dans sa quête de mieux vivre, il fréquente les chapelles en mauvais état. Dans sa prière, il entend le Christ qui lui parle au cœur: « François va, et répare ma maison, qui, tu le vois, tombe en ruine ! » François se fait maçon et répare des églises dans les environs d’Assise.

Nouvelle étape de conversion, il entend l’Évangile dans son radicalisme, il rompt avec sa famille, prend la route, soigne les lépreux et annonce à qui veut l’entendre que « Dieu est Amour ». Séduit par l’Évangile, il y découvre un sens pour sa vie. Il se laisse habiter par cette Parole, simplement, sans concession. En 1209, il se rend à Rome, rencontrer le pape Innocent III pour lui demander d’approuver son désir de vivre selon l’Évangile. Il devient lui-même entraîneur pour nombre d’hommes et de femmes qui découvrent par lui le bonheur de vivre en Dieu et le bienfait de la fraternité.

Car François vit une relation fraternelle avec tous, respectueux de chacun, il n’exerce aucun pouvoir sur personne et ne fait pas de différence entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible. Il porte la paix à tous.

Il inspire les amoureux de la nature comme les écologistes mais il donne à penser plus loin par son regard pénétrant sur la création. Il la chante non seulement par sensibilité, mais dans la conviction que toute vie trouve son origine en Dieu.

Il peut inspirer l’action des non violents par son sens de la personne humaine, son respect de l’autre et sa foi dans le dialogue.

Sans le savoir, en réparant des églises, François se préparait à restaurer l’Église. Son intuition fondamentale fut de faire confiance à cette institution en ruines. Il crut à son renouveau possible par sa conversion personnelle, dans l’espérance d’une évolution collective. Son rapport à l’Église fut un rapport de dialogue mais aussi de conviction, de créativité sans rupture. Exigeant pour lui-même et pour ses frères, il crée une dynamique qui donne un nouveau visage à une Église engourdie.

François d’Assise a révélé la force de l’Évangile. Il a donné espoir aux pauvres, aux exclus, aux mal aimés par son sens de l’humain et sa passion pour le Christ. Il entre dans l’éternité de Dieu le 3 octobre 1226.

Fr. Thierry Gournay / ofm / Source CEF

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