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Villes Montceau, Ciry, Sanvignes, Perrecy, St Vallier, Blanzy, et Villages

Le Doyenné de Montceau les Mines et  ses 4 paroisses   St Jean, St Matthieu, St Luc, St Marc

61/1 Homélies du Temps de l'Avent

ANNÉE B

Homélie du 3ème dimanche de l'AVENT - ANNÉE B / GAUDETE / Olivier JOLY, diacre permanent

Voir l'Évangile

Notre mois de l’Avent entre aujourd’hui dans sa 3e semaine. Et ce 3e dimanche est un tournant dans ce temps qui nous prépare à l’arrivée du Sauveur, du Prince de la Paix. C’est le dimanche de la joie.

En effet, malgré ce temps de pénitence qui nous prépare à Noël, d’où la couleur liturgique violète, nous entrons dans la 2e moitié de ce temps d’attente et la joie profonde de la Nativité monte en nous. La couleur liturgique de la fête est le blanc. Nous sommes donc entre la pénitence et la joie, entre le violet et le blanc.

Donc de ce fait, la couleur liturgique de ce dimanche est le rose (le mélange du violet et du blanc donne une couleur rose). Nous pourrions donc porter une étole rose. C’est aussi la couleur liturgique du 4e dimanche de carême.

Mais cette couleur a une autre explication. Dans le désert, au petit matin, lorsque la nuit s’en va, à l’horizon on voit poindre une couleur rosée qui annonce le jour et qui va laisser place à une lumière éblouissante. Ce rose annonce le jour, la lumière qui est proche, tout comme en ce dimanche cette couleur rose qui annonce la venue de la lumière toute proche, la venue du Messie alors que nous sommes encore pourtant dans la nuit. C’est bien ce que fait Jean Baptiste dans l’Evangile lorsqu’il annonce, qu’il témoigne, de l’arrivée de la Lumière.

Voilà pourquoi ce dimanche est le dimanche de la joie : la venue de Jésus dans la crèche de nos cœurs est toute proche.

Ce dimanche de la joie est aussi appelé le dimanche du « Gaudete », terme latin qui se traduit par « Soyez dans la joie ! » ou « Réjouissez-vous ! »

Ce sont d’ailleurs les premiers mots de la deuxième lecture de ce jour : « Soyez dans la joie » car le Seigneur est proche nous dit saint Paul.

Mais comment être dans la joie en ces temps troublés par la crise sanitaire où nous ne pourrons pas nous rassembler en famille et entre amis aussi librement que d’habitude, temps troublés aussi par les excès de violences de toute part (guerres, attentats, violences urbaines et autres violences politiques) ?

Nombreux sont ceux sur notre Terre aujourd’hui qui vivent ces temps dans le désespoir, l’inquiétude, l’angoisse, la peur ou la solitude, loin des joies de Noël qui se prépare. Où est passée la joie à laquelle nous sommes appelés ce jour, où est cette Espérance ?

Et pourtant, c’est là, au cœur de nos épreuves, de cette période sombre, que la voix des prophètes vient jusqu’à nous se faire entendre et annoncer la lumière, une lumière éblouissante. En ce dimanche, ces prophètes sont Isaïe et Jean-Baptiste.

L’ensemble des lectures de ce jour nous annoncent et nous proposent la joie dédiée à ce dimanche.

Dans la première lecture, bien avant l’arrivée de Jésus, Isaïe s’adresse à un peuple juif en exil, soumis à l’esclavage, la détresse, la précarité, la pauvreté, l’oppression et l’injustice des Egyptiens qui l’exploitaient.

Empli de l’Esprit Saint, Isaïe annonce une grande joie à ce peuple, Dieu ne les abandonne pas et leur annonce cette bonne nouvelle, l’annonce d’une grande joie.

Il annonce la guérison aux malades, la libération aux captifs, promet la justice aux opprimés, le réconfort aux cœurs brisés. Le Seigneur qui ne tolère pas la misère et l’injustice vient sauver son peuple en exil.

Cette bonne nouvelle bien antérieure à la venue du Christ sur Terre est encore d’actualité aujourd’hui en ces temps troublés.

Alors que bon nombre de nos concitoyens connaissent la maladie, le désespoir, la violence, le dénuement, Dieu ne nous abandonne pas, il veut notre joie, notre bonheur et il comble de grâces tous ceux qui choisiront de mettre leur foi en lui et seront alors sauvés.

« Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtu des vêtements du Salut, il m’a couvert du manteau de la justice », clame Isaïe. Voilà de quelle joie profonde sont assurés ceux qui mettront leurs pas dans ceux du Seigneur.

Dieu, auteur de la Création, fait germer ses dons dans toutes les nations comme germent les graines en terre. Mais toute germination prend du temps, nous devons donc laisser le temps à la semence du Seigneur germer en nous et donner du fruit, ne soyons donc pas impatients Dieu sait ce qu’il fait.

La grande joie de la 1ere lecture se prolonge dans le psaume. Celui-ci est une partie du cantique de Marie, le Magnificat, tiré du début de l’Evangile de saint Luc, ce psaume que nous reprenons chaque soir lors de la prière des vêpres dans la Liturgie des heures. Il est à mes yeux un des plus beaux passages des Evangiles de Notre Seigneur.

Marie laisse éclater sa joie : « Mon âme exalte le Seigneur », en réponse à la salutation de sa cousine Elisabeth, ces 2 femmes toutes 2 enceintes l’une de Jean Baptiste et l’autre de Jésus, que l’on retrouvera ensuite dans l’Evangile de saint Jean.

Marie exalte et glorifie le Seigneur qui l’a choisie pour être la mère de Son Fils qu’elle appellera Jésus (qui se traduit par le Seigneur sauve), l’Emmanuel, le Prince de la Paix. Elle est notre mère à nous tous. En croix, Jésus dira à Jean, l’apôtre qu’il aimait : « Voici ta mère ».

Dans son Magnificat, Marie rend gloire de la bonté incommensurable du Seigneur.

Quelle exaltation de joie que ce cantique que nous pouvons aussi reprendre à notre compte, il nous rejoint. Car Dieu se donne tout entier à nous dès notre naissance et notre baptême : « le Puissant fit pour moi des merveilles ! ». Et que notre joie en Christ est profonde lorsqu’avec les yeux de la foi nous arrivons à le reconnaître et voir le cadeau qu’il nous fait. Il comble de biens les affamés que nous sommes.

Dans la 2e lecture, saint Paul nous invite à la joie, lui aussi à son tour, pas une joie éphémère mais une joie profonde en Christ que nous trouverons dans la prière permanente et l’action de grâce. Pour cela il nous faut croire que le Seigneur nous comble de son Esprit et nous sommes invités à la lecture des Saintes Ecritures qui nous aide à discerner la sagesse et identifier la joie profonde que Dieu nous donne gratuitement, sans compter.

L’Évangile est l’apothéose de cette lecture de la parole de ce jour. Il nous montre les symboles de la simplicité, l’humilité, l’abandon de soi en la personne de Jean Baptiste pour le Seigneur, son Dieu.

Cet homme qui a dû vivre très simplement aux portes du désert, vêtu d’une simple peau de chameau vient nous annoncer la venue de celui qui est bien plus grand que lui.

Il n’est pas celui qui doit venir, affirme-t-il aux prêtres et aux Lévites, envoyés par les juifs pour en savoir plus sur lui.

Jean est une voix dans le désert qui résonne jusqu’à Jérusalem et qui annonce, témoigne l’arrivée de la Lumière au milieu des hommes : « Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » et « Je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »

Nous aussi, comme Jean-Baptiste, par cet Evangile nous sommes appelés à témoigner du Christ et l’annoncer.

Jean Baptiste ne se considère uniquement comme une voix pour annoncer l’arrivée de la Lumière et rien de plus, pour laisser la place à ce Jésus qui vient et que personne ne connaît encore et qui baptisera dans l’Esprit Saint. « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert » dit Jean. Et celui qui crie dans le désert c’est Dieu lui-même qui nous annonce une grande nouvelle, une grande joie profonde, l’arrivée de son fils, né de la Vierge Marie qui « exalte le Seigneur ». Et ce Mystère de l’incarnation qui nous est donné dans une mangeoire au fond d’une étable la nuit de Noël nous rappelle bien que Jésus est venu homme parmi les hommes au services des pauvres.

La joie profonde de la nuit de Noël, n’est pas une joie superficielle, éphémère des hommes, faite de paillettes, d’étoiles de guirlandes, de beaux repas et de cadeaux, même si c’est beau et si cela fait du bien en ces moments difficiles.

Nous ne nous y trompons pas, la joie profonde vient de Dieu et n’est visible qu’avec les yeux de la foi et que nous avons malheureusement souvent du mal à voir. Seuls, nous n’y arrivons pas. Pour prendre conscience et voir cette joie profonde que Dieu nous donne par sa présence au milieu de nous, nous avons besoin de la prière quotidienne, la lecture de la Bible, l’écoute des prophètes, l’écoute de Jean Baptiste qui vient crier dans nos déserts intérieurs qui manquent parfois d’amour, de chaleur, de charité et d’espérance. Nous ne sommes que des hommes et des femmes pécheurs.

Alors n’oublions pas l’essentiel au profit du superficiel qui ne rassasie pas.

Et ce cri dans le désert est un appel à l’amour, un appel à suivre Dieu et donc à changer nos cœurs. Nous avons besoin de cette conversion, une fois de plus, pour pouvoir accueillir Jésus au soir de Noël avec un cœur neuf, transformé, ouvert aux autres, aux plus petits, aux plus démunis, aux plus souffrants.

ARCABAS - NATIVITÉ

Alors, soyez dans la joie du Mystère de la Nativité qui vient et soyez des témoins joyeux de la présence du Christ au milieu de nous.

                                                                  Amen

 

 

 

ANNÉE A

 

Homélie du 4ème dimanche de l’Avent Année A / Patrice RÉTY, diacre permanent

Écouter

     Dans nos églises, on trouve beaucoup de tableaux ou des vitraux qui évoquent "l'annonce faite à Marie". On y voit l'ange Gabriel qui rend visite à Marie et la réponse de cette dernière. Mais nous ne trouvons rien sur "l'annonce faite à Joseph", rien sur ces choses surprenantes qui lui ont été révélées. Les Évangiles ne nous rapportent aucune parole de cet homme. Et pourtant, le récit que nous venons d'entendre nous en dit bien plus que nous ne pouvons l'imaginer. En cette dernière étape avant Noël, il nous apprend à ÉCOUTER. C'est une attitude absolument essentielle. Joseph peut nous servir d'exemple et nous y entraîner.

     L'Évangile nous dit que l'Ange du Seigneur lui apparaît "en songe". C'est souvent que, dans la Bible, on évoque le songe. Dans le langage biblique, cela n'a rien à voir avec un rêve. C'est une façon imagée de rendre compte d'une aventure intérieure où quelque chose d'essentiel est engagé. Dire que l'ange du Seigneur lui apparaît en songe, c'est une manière de dire que le Seigneur lui a parlé au cœur. Ce que Joseph a entendu c'est un appel à prendre chez lui Marie son épouse : "L'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint."

     Tout cela n'allait pas de soi. Imaginons un peu Joseph complètement brisé et tourmenté par ce qui lui arrive. Ce qui allait de soi, c'était de répudier Marie. C'était conforme à la loi de Moïse et à la tradition. Prendre Marie chez lui, c'était ne pas tenir compte des chuchotements sournois et de la risée de l'entourage. Mais la Parole de Dieu a été plus forte que ses réticences. Il a eu le courage de changer de projet, de se faire le serviteur d'un mystère qu'il ne comprend pas.

     Joseph est un homme de silence, un homme capable d'écouter Dieu lui parler et capable de changer sa vie à la lumière de la parole qu'il a entendue. Il découvre que cet enfant vient d'ailleurs. Il n'est pas de lui, ni d'un autre, ni même de Marie. Il est l'Envoyé de Celui qui est le "Tout Autre". C'est ainsi que Joseph est introduit peu à peu dans la Lumière d'un immense mystère qui devra un jour être proclamé à toute la Création.

     Voilà une leçon absolument essentielle pour nous chrétiens de 2019. Nous vivons dans un monde bruyant et agité, surtout en cette période de fêtes. Nous avons des vies bousculées, une foule d'activités qui sont toutes plus essentielles les unes que les autres. Aujourd'hui, Joseph nous apprend à ÉCOUTER ce qui se passe en nous, à faire le point, à prendre du recul pour accueillir une parole qui vient d'ailleurs. C'est parfois difficile car bien souvent nous avons tendance à trop parler, la plupart du temps pour remplir des blancs, amorcer un dialogue, faire connaissance ou imposer ses idées mais que dit-on vraiment ? Nous ne pourrons entendre le Seigneur parler à notre cœur que si nous prenons des moments de silence et de recueillement.

     Oui, il est absolument nécessaire de trouver ces moments de silence pour écouter le Seigneur. Beaucoup le font à leur manière. Ils sont de plus en plus nombreux ceux et celles qui s'arrêtent dans une église. Pour certains c'est un peu du tourisme ou de la culture. Nous n'avons pas à juger ce qu'il y a dans le secret dans leur cœur. D'autres s'arrêtent dans un monastère, une heure, un ou plusieurs jours. Ils viennent écouter le silence créé par les moines ou les moniales, un silence habité par la présence du Seigneur, une présence célébrée chaque jour et chaque nuit dans la prière. Prendre le temps de se taire pour faire silence et pour écouter, c'est absolument essentiel. Car c'est dans le silence que Dieu parle à notre cœur par l'Esprit Saint. Comme Joseph, nous sommes invités à nous faire les serviteurs d'un mystère qui nous dépasse. Tout l'Évangile nous dit que le Seigneur nous conduit sur des chemins que nous n'avions pas prévus. Mais les Paroles qu'Il nous adresse sont celles de la Vie Éternelle.

     Dans quelques jours, nous fêterons l'anniversaire de la naissance de Jésus. Mais rappelons-nous : Noël ce n'est pas seulement le souvenir d'un événement d'autrefois. C'est aujourd'hui que le Seigneur nous tend la main et nous demande de l'accueillir. Il n'y avait pas de place pour lui à l'hôtellerie de Bethléem. A nous de voir si nous lui ferons une place dans notre vie. Prenons le temps de l'écouter, loin des bruits et de l'agitation de ce monde. C'est à ce prix que nous pourrons vivre un bon Noël.

     En célébrant l’Eucharistie, le Seigneur nous donne un signe pour nous dire qu’il est présent. Nous nous nourrissons de sa parole et de son Corps en vue de la mission qu’il nous confie. Accueillons ce signe du ciel pour vivre Noël en toute vérité.

Amen

đꝑ Patrice RETY

 

Homélie du 3ème dimanche de l’Avent Année A / Eric LATER, diacre permanent

Nous continuons notre marche vers Noël, accompagnés par Jean-Le-Baptiste, comme la semaine dernière. C'est parfois une marche éprouvante, parsemée de souffrances, comme l’a expérimentée le Précurseur. Pourtant Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes, qui annonce la Bonne Nouvelle aux pauvres, et qui rend la joie aux affligés.

Voyons les textes qui nous sont proposés aujourd’hui :

     Dans la première lecture, le prophète Isaïe s’adresse au peuple que l’histoire maltraite dans son exil à Babylone : ce peuple marche dans le désert, lieu de l’épreuve, lieu de l’errance loin de sa patrie et lieu de la mort pour les plus faibles.

Confiance : le Seigneur va intervenir, changer ce désert en lieu d’abondance, soutenir et guérir ceux qui défaillent, les faire revenir à Jérusalem et offrir à tous le salut. Le pays exulte : la vie revient comme une résurrection. Ce passage est un véritable « hymne à la joie », à l’allégresse.

Pour nous, ce texte veut nous dire que nous devons être heureux parce que Jésus est Vivant. La vengeance de Dieu, sa revanche, c’est paradoxalement de tous nous sauver…

 

     Dans le Psaume, le Seigneur est le seul espoir des opprimés, des aveugles, des étrangers...Le Seigneur donne à chacun ce qui lui manque pour être heureux !

La deuxième lecture, Le passage de la lettre de St Jacques, est un appel à l’attente, à la patience et à l’endurance : le Seigneur va venir, il ne faut pas céder aux difficultés dans la communauté, mais prendre exemple sur les prophètes comme Isaïe, qui ont annoncé la venue du Seigneur contre toute espérance humaine !

     Dans l’Évangile, la question que pose Jean-Baptiste : « Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » évoque peut-être certains de nos doutes ? Jean-Baptiste a consacré sa vie à annoncer la venue du Sauveur, et là, dans l’obscurité de son cachot, il ne sait plus, il doute !

Mais Jésus, pour toute réponse, le renvoie à ce qu'il connaît déjà. Jésus n'ajoute rien de plus. Il lui rappelle simplement que c'est bien ce qu'avait annoncé le prophète Isaïe. Il dit : « Allez annoncer à Jean ce que vous entendez et voyez : les aveugles retrouvent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés et les sourds entendent, les morts ressuscitent et les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle » C'est bien là le signe de la venue du Messie : la Bonne Nouvelle annoncée aux pauvres, la bonne nouvelle d'un monde meilleur.

Qui sont-ils ces boiteux, ces aveugles, ces lépreux, tous ces exclus et ces éclopés de la vie, qui ont mis leur confiance en Jésus ? Qu'est-ce qui a soulevé et réveillé en eux le désir de vivre leur foi en une vie meilleure devenue possible ?

Qui sont-ils ceux et celles qui criaient : « Fils de David, aie pitié de moi ! » mais aussi tous les autres, ceux qui les encourageaient, les aidaient à parvenir jusqu'à lui ?

Ils sont tous solidaires dans leur foi, dans leur confiance, semblables par leurs besoins et leurs fragilités.
Et Jésus les guérit, il les remet debout. « Lève-toi et marche. »

Il répond à leur demande, à leur confiance et il leur dit : « Va, ta foi t'a sauvé. »

Jésus, Dieu fait homme, est rempli de compassion pour ses frères et sœurs humains. Dieu de tendresse et de pitié, venu parmi nous !

Il est devenu l'un de nous, pour nous relever, nous remettre en marche, quelles que soient nos infirmités, nos fragilités :

Osons croire qu’Il est là, dans la souffrance du malade paralysé sur son lit d'hôpital, dans les ténèbres de l'aveugle qui se lève chaque jour dans le noir, dans la douleur du cancéreux qui a perdu sa bataille.

Il est là, dans nos raideurs, nos aveuglements, nos détresses quotidiennes. Oui, Il est bien là, avec chacun de nous.

Le Christ connait tous nos besoins humains. Il est là et il creuse en nous le désir d'un monde nouveau, d’un monde de justice, d'amour et de paix.

            Pour revenir à la deuxième lecture, Jacques nous donne en exemple le cultivateur qui « attend les fruits précieux de la terre avec patience, jusqu'à ce qu'il ait fait la récolte précoce et la récolte tardive »

Il dit aussi : « Ne gémissez pas les uns contre les autres… » « Ayez de la patience et de l'endurance… »
Aujourd'hui, ce n'est pas encore l'heure de la dernière moisson, nous le savons bien… Mais il ne sert à rien de faire des reproches ni à soi, ni aux autres.

Nous n'avons pas fini de renouveler nos désirs, nos attentes.

Ne cessons pas de prier, de désirer, de nous remettre en route les uns les autres. Osons aller nous réconcilier. Oui, allons-nous réconcilier ! Et profitons de ce temps donné en Eglise.

            Aujourd'hui le 3e dimanche de l'Avent, c’est le dimanche de la joie, (couleur liturgique violet ou rose : rose, signe de l’aurore qui se lève après la nuit. Voir la vie en rose, ce n’est pas juste pour nous une manière d’être optimiste…C’est une question de foi !)  « Réjouissez-vous » … Noël est maintenant tout proche. Nous le rappelons : Christ est venu, Christ est né… C'est notre Joie, notre Espérance. Nous attendons toujours qu'il renaisse en nous, qu'il nous guérisse et nous ouvre aux autres.

     En ce temps d'avant Noël, nos désirs de paix et d'amour sont ravivés. Ils ressortent du plus profond de nous ;

  • Si nous sommes bousculés par des obligations de toutes sortes mais que nous sommes capables de nous tourner vers les autres pour que les plus pauvres aient au moins un bon repas à Noël,
  • Si nous sommes tiraillés entre les attraits de la consommation et les rêves de simplicité, mais que ceux et celles qui nous entourent soient un peu plus heureux, un peu moins seuls,
  • Si la petite espérance en nous résiste aux tempêtes de nos vies et que certains membres de nos familles se réconcilient,

Alors, il me semble que c'est un peu de la tendresse de Dieu qui se manifeste aujourd’hui. 

Il est venu ! Il vient ! Il va renaître en nous, comme un enfant.

     Que le temps de l’Avent nous tienne le cœur en éveil et dans la joie, comme un berger ou un mage qui se met en route pour chercher et découvrir son Sauve

Amen.

E.L.

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