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Villes Montceau, Ciry, Sanvignes, Perrecy, St Vallier, Blanzy, et Villages

Le Doyenné de Montceau les Mines et  ses 4 paroisses   St Jean, St Matthieu, St Luc, St Marc

La Croix et la Crucifixion

Dans notre vie courante, la croix est présente quasi au quotidien :

Croix de multiplier X,  croix du plus +, croix du signe ...

croix
nom féminin
  1. 1.
    Poteau muni d'une traverse et sur lequel on attachait des condamnés pour les faire mourir ; spécialement celui où Jésus fut cloué et mis à mort.
    Le supplice de la croix (crucifier).
     
  2. 2.
    Représentation ou évocation symbolique de la croix de Jésus-Christ.
    Synonymes :
    calvaire
     
    crucifix
     

Selon la tradition chrétienne, c'est sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin Ier , qui aurait découvert la Croix de Jésus ainsi que celles des deux larrons, lors d'un pèlerinage en Palestine entrepris en 326.

Définitions proposées par les Dictionnaires Le Robert

 

La croix : Définitions et origines

Instrument de supplice sur lequel on attachait ou clouait les condamnés à mort. Pour les chrétiens, la croix, en raison de la condamnation et de la mort de Jésus est symbole du mystère pascal et signe de salut pour l’humanité. Elle révèle l’amour infini de Dieu dans le don salvifique du Christ mort et ressuscité. Elle nous rappelle notre baptême par lequel nous devenons enfants de Dieu.

CEF

C'était dans la Rome antique l’instrument de supplice réservé aux esclaves et aux criminels. Jésus est mort crucifié, cloué sur une croix. Pour les chrétiens, la croix est le symbole de la mort et de la résurrection du Christ. C’est le signe du salut que Dieu offre à toute l'humanité.

Croire, la Croix

Considérée de nos jours comme l'image du gibet de la Crucifixion du Christ, elle appartient à une symbolique plus ancienne. C'est à partir du IV e siècle que la croix s'impose comme l'emblème du christianisme : elle est adoptée, selon la tradition, par l'empereur Constantin le Grand sous la forme du chrisme (☧). 

Wikipédia

La croix est aux Romains ce que la guillotine est aux Français : un instrument de mort pour exécuter la peine capitale. Et pourtant c’est elle qui deviendra le symbole universel de la chrétienté, tout comme le croissant l’est pour l’Islam et l’étoile de David pour le Judaïsme. La croix s’est imposée au détriment du symbole bien plus antique qu’est le poisson(1) Symbole du mystère de Pâques, la croix rappelle bien évidemment la mort du Christ mais aussi sa résurrection : elle est vide, comme le tombeau pascal. Mais l’adoption de ce symbole par la chrétienté n’est pas forcément fidèle à la réalité qui fonde le Christianisme.

Objet de supplice

Il ne serait jamais venu à l’esprit des chrétiens des premiers siècles de faire de la croix leur signe distinctif. Si elle a été d’abord l’instrument du supplice du Christ, de nombreux chrétiens sont eux aussi morts crucifiés pendant le temps des persécutions. Difficile dans ce cas d’en faire un symbole de vie et de victoire. Ceci explique aussi pourquoi il nous est impossible de la décrire aujourd’hui avec précision .

Le « poisson » était en temps de persécution un signe de reconnaissance bien plus discret. Il faisait écho à plusieurs récits des Évangiles.

Vénération de la croix

Il faut attendre le Vème siècle pour en trouver quelques représentations. La légende rapporte que l’empereur Constantin a eu la vision de la croix comme signe de victoire. Il adoptera ce signe comme étendard.

C’est aussi à la même époque que remonte la fête de l’inventio crucis qui célèbre le fait d’avoir « retrouvé » la « vraie » croix du Christ à Jérusalem. La croix fixée dans sa forme latine va devenir objet d’adoration. Cette vénération va être confortée par l’introduction du « signe de la croix » auquel sera conféré une véritable efficacité.

La piété liée à la croix ne concerne pas la mort du Christ (Vendredi Saint), mais sa résurrection (Pâques) : c’est un signe de victoire sur la mort. Elle orne les caveaux comme pour dire l’espérance de la résurrection. C’est au XIIème et XIIIème siècle qu’apparaissent, sous l’impulsion des Franciscains, les crucifix avec le Christ souffrant. À partir de ce moment, l’accent va porter sur la Passion et trouvera son apogée au XVème siècle.

Le Retable d'Issenheim en est l’illustration la plus frappante.

 

Au XVIème siècle la Réforme prendra ses distances avec l’adoration de la croix, adoptant d’ailleurs au XVIIème siècle un autre symbole (la croix huguenote). Plusieurs pasteurs ont refusé l’introduction de croix dans les temples quand le protestantisme a été à nouveau autorisé au XIXème siècle. Ils lui préféraient le symbole de la Bible sur les frontons et sur les tables de communion.

Celui qui porte sa croix

Il n’est pas rare de nos jours que la croix soit offerte ou portée comme s’il s’agissait d’un simple gri-gri protégeant du malheur. La loi française qui interdit maintenant son port « ostentatoire » en milieu scolaire rappelle que la croix a un sens bien identifié.

Elle est symbole d’une foi qui s’affiche. En son temps Jésus disait aux responsables religieux : « Quel malheur pour vous, maîtres de la loi et Pharisiens, quand vous êtes des hommes faux ! Vous ressemblez à des tombes peintes en blanc. À l’extérieur, elles ont l’air belles. Mais à l’intérieur, elles sont remplies d’os des morts et de toutes sortes de choses pourries. De la même façon, à l’extérieur, devant les gens, vous avez l’air d’obéir à Dieu, mais à l’intérieur, vous êtes pleins de mensonge et de mal ».

Porter sa croix, c’est d’abord une démarche intérieure.

Philippe DE POL

Que signifie l’expression porter sa croix ?

L’expression porter sa croix signifie « endurer, supporter, avec une forme de résignation, les épreuves ou les moments difficiles de la vie, qu’on ne peut ni prévoir ni éviter ».

On trouve aussi une variante de cette expression sous la forme d’un proverbe : chacun porte sa croix. On met alors l’accent sur le fait que tout le monde a des difficultés personnelles à surmonter, et que cela relève de la responsabilité de chacun de continuer à avancer malgré tout.

D’où vient l’expression porter sa croix ?

L’expression porter sa croix a une origine biblique. C’est une référence à l’épisode de la passion du Christ, où celui-ci doit porter la croix sur laquelle il sera crucifié par la suite. Cet épisode a d’ailleurs donné lieu à plusieurs autres mots et expressions : un chemin de croix est un parcours ou une démarche particulièrement pénible, et le mot calvaire (à l’origine, le lieu de la crucifixion) désigne une épreuve très difficile.

 

Notre culture et notre langue française sont fortement influencées par nos racines chrétiennes. Découvrez ces expressions que nous utilisons souvent sans soupçonner qu’elles puisent leur origine dans la tradition religieuse. Aujourd’hui : « c’est la croix et la bannière ».

"C’est la croix et la bannière"

Cette expression qui exprime toute la difficulté, la complexité ou la pénibilité d’une situation serait originaire de l’Italie du XVe siècle. À l’époque, la religion occupe une place importante dans la société et, plus que par le calendrier, la vie est rythmée par les fêtes religieuses. Ce sont les grandes fêtes liturgiques comme Pâques, Noël, l’Ascension… mais aussi les Rogations (préparation à l’Ascension et protection et bénédiction des cultures), les fêtes votives ou les pèlerinages de paroisses.

Aletaia

La croix : Symboles et formes

STAURUS

Le symbole païen de la croix a été "christianisé" en l'introduisant dans le christianisme  traditionnel... La croix n'a pas été utilisée par la chrétienté traditionnelle avant le temps de l'Empereur romain Constantin environ 300 ans après que Christ ait fondé Son Église.

TAMMOUZ

La croix tire son origine des anciens Babyloniens de Chaldée. De là, elle s’est propagée vers la Chine, l’Inde, le Mexique et certaines parties de l’Afrique et divers autres endroits des siècles avant que le christianisme ne voit le jour.
Il y a bien des siècles en Italie, avant que les gens ne connaissent quoi que ce soit des arts de la civilisation, ils croyaient à la croix en tant que symbole religieux. Elle était considérée comme une protection et était placée sur les tombes.

En 46 avant J.-C., les Romains frappèrent une pièce de monnaie montrant Jupiter tenant un long sceptre dont l’extrémité était en forme de croix.

Les Vestales, vierges de la Rome païenne, portaient une croix suspendue à leur collier, comme les religieuses de l’Église catholique de nos jours.
Au milieu du IIIe siècle apr. J.-C., les Églises avaient abandonné, ou changé certaines doctrines de la foi chrétienne. Afin d’augmenter le prestige du système ecclésiastique apostat, les païens furent acceptés dans les Églises… et généralement autorisés à conserver leurs signes et leurs symboles.

D’où, le Tau ou T, sous sa forme la plus utilisée, avec la barre transversale abaissée, fut adopté comme illustration de la croix du Christ.

La croix préchrétienne d’une forme ou l’autre était utilisée en tant que symbole sacré parmi les Chaldéens, les Phéniciens, les Égyptiens et chez plusieurs autres nations. Les Espagnols du XVIe siècle la retrouvèrent aussi chez les Indiens du Mexique et au Pérou. Toutefois, sa signification symbolique était bien différente de ce à quoi nous associons la croix aujourd’hui.

On en a un exemple dans la très ancienne religion indienne. Dans les grottes d’Elephanta, on peut voir une croix au-dessus de la tête d’un personnage. Dans une autre peinture ancienne, le dieu Krishna est représenté avec six bras dont trois tiennent une croix.
Le symbole païen de la croix a été « christianisé » en l’introduisant dans le christianisme traditionnel. Cependant, la croix n’était pas un symbole utilisé par les premiers chrétiens, car ils craignaient que ce signe ne les livre aux persécutions romaines.

ORANTE

D’une manière générale, avant le IIIe siècle, les premiers chrétiens n’usent que de quelques symboles figurés comme la lyre, l’ancre de marine, un bateau au vent, l’orante, le crIophore, la colombe ou le poisson.

CRIOPHORE

Mais, le premier symbole du Christ a été le poisson (IIe siècle) car en grec « poisson » s’écrit : IXΘYΣ, ou

ichthus, acronyme dont les lettres constituent les premières lettres de Iêsous Christos Theou Uios Sôtêr, c’est-à-dire Jésus Christ, de Dieu le Fils (Fils de Dieu), Sauveur.
La croix n’a pas été utilisée par la chrétienté traditionnelle avant le temps de l’Empereur romain Constantin environ 300 ans après que Christ ait fondé Son Église, les chrétiens, ne craignant plus les persécutions et encore plus à partir du Ve siècle.

Après la conversion de l’empereur au christianisme, la mise à mort par crucifixion fut abolie, et la croix, élevée comme symbole de foi chrétienne ainsi que le Chrisme, symbole composé des lettres grecques Χ et Ρ, les deux premières du mot Christ. Ces symboles se sont rapidement multipliés dans l’art et sur les mémoriaux funéraires chrétiens à partir de l’an 350 alors qu’ils étaient inexistants auparavant, quoique les croyants faisaient toujours le signe de croix. 

La croix commença à être représentée sur des sarcophages, des lampes, des coffrets et d’autres objets. La croix ne devint donc pas le principal emblème et symbole de la chrétienté avant le IVe siècle.
Mais, les premiers apôtres n’ont jamais fait cela. Ils ont toujours considéré la croix pour ce qu’elle est : un symbole païen ! La Bible enseigne clairement que le peuple de Dieu ne doit pas pratiquer ni tolérer de voies, coutumes, traditions ou pratiques païennes (Deut 7 : 1-6 ; Jér 10 : 1-5 ; Apoc 18 : 1-4).
(Article rédigé sans aucun jugement ! Car, comme me dit Jésus : « que t’importe ? Toi, suis-moi » [Jean, chapitre 21. verset 21].

Claude Cotard

La croix est un chemin d'élévation qui montre la voie du progrès universel : elle est la Voie, la Vérité, la Vie. un symbole d'alliance : la croix incarne l'alliance de l'esprit et de la matière, l'union de Dieu et de l'humanité, donnant naissance à l'Homme vrai et immortel

La croix symbolise le pardon, la rédemption, Jésus accueillant le mal les bras grands ouverts. Jésus vient se coller à la Croix, épouser la forme du mal pour le terrasser par son amour infini. un symbole de vie et de renaissance : la croix est le “support” de la mort et de la résurrection du Christ.

La croix : Le Signe de Croix

La croix comme symbole chrétien :
Utilisé lors du baptême, ou tracé en symbole de protection, il se réfère à une prophétie du Livre d'Ézéchiel (9:4-6) : « Passe par le milieu de la ville, et marque d'un tav le front des hommes ».
TAU ou croix de St François
Tav ou Taw est la vingt-deuxième et dernière lettre de la plupart des alphabets sémitiques, dont le phénicien, l'araméen, le syriaque ܬ, l'hébreu ת et l'arabe tāʾ ﺕ. ... La lettre phénicienne est à l'origine du tau (Τ, τ) de l'alphabet grec, du T (T, t) de l'alphabet latin et du Te cyrillique (Т, т).
Pour aller plus loin
LE SENS BIBLIQUE DU SIGNE DE CROIX 

Le signe de croix accompagne la prière, l’abbé Alain-René Arbez propose une lecture de ses origines et la signification de ce geste.

« Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, amen ! »

 Du front à la poitrine, à l’épaule gauche à l’épaule droite, le signe de croix n’est pas un geste de piété automatique, encore moins un réflexe de superstition. Il exprime un message symbolique et existentiel venant tout droit de la Tradition biblique.

Ce geste d’appartenance à la foi chrétienne se pratique dans le monde catholique, orthodoxe et protestant (anglicans et luthériens).

ORIGINE DU SIGNE DE CROIX

À l’origine, bien des siècles avant Jésus, on a l’ habitude en terre d’Israël de tracer sur le front un signe de bénédiction divine en forme de +, ancienne graphie du tav, la dernière lettre de l’alphabet hébraïque désignant le T de Torah.

La Torah est bienfaisante dans la vie des hommes, elle est chemin vers Dieu. Or, que dit la prophétie messianique d’Ezekiel ? (Ez 9.4-6) : “Passe par le milieu de la ville et marque d’un tav le front des hommes !”

Jésus lui-même a sans doute fait ce geste de bénédiction. Nous l’aurions spontanément interprété comme “signe de croix”, alors qu’il s’agissait de l’onction traditionnelle en forme de tav, signifiant l’importance vitale de la Torah pour devenir juste devant Dieu.

N’oublions pas l’affirmation initiale de Jésus lui-même : “Je ne suis pas venu abolir la Torah, mais l’accomplir” (Mt 5.17)

Les premiers disciples de Jésus superposent donc le sens de la mort-résurrection de leur rabbi au signe de bénédiction qu’ils pratiquent déjà. Ils considèrent en effet Jésus comme une Torah vivante, le Verbe de Dieu incarné, pleinement manifesté dans le don de lui-même au Golgotha, suite à la condamnation romaine.

Tertullien (160-220) écrit : “Au début et à la fin de toutes nos activités, nous nous marquons le front avec le signe de la croix…

À l’époque des persécutions romaines de juifs et de chrétiens étaient mis à mort pour leur refus de diviniser le pouvoir impérial. Une épitaphe du 2ème siècle (Abercius) évoque cette résistance de tout “un peuple qui a le sceau brillant au front”.

LOGIQUE SPIRITUELLE

On comprend ainsi la logique spirituelle qui anime les croyants dans le geste du signe de croix déployé avec la main droite :

Le front, siège de la pensée,

La poitrine, lieu de la santé physique et du cœur,

Et les épaules, représentant la force de vivre et l’activité quotidienne.

Verticalité et horizontalité manifestent également la destination cosmique aux quatre horizons de la Parole de Dieu ainsi que son application intégrale à tous les aspects de notre humanité.

Mais on peut dire aussi que le signe de croix manifeste le réflexe des premiers membres du mouvement messianique de Jésus qui est de relayer la tradition mère du judaïsme dans laquelle ils puisent toutes leurs expressions de foi et de piété.

TRADITION JUDAÏSME

Voici donc comment ils transposent gestuellement dans l’espace la signification des tefilin, (appelés phylactères dans l’évangile grec).

Les tefilin sont ces petits boîtiers recelant la Parole de Dieu, attachés à des lanières de cuir pour relier le front du croyant à ses bras. C’est le mental qui conditionne l’activité.

Pour montrer concrètement l’attachement personnel à la Parole de Dieu, qui doit inspirer toute pensée et permettre d’agir humainement selon les volontés de Celui qu’on invoque.

Nous lisons au Livre de Deutéronome : “Que les commandements que je te prescris soient inscrits dans ton cœur… Attache-les sur ta main et porte-les sur le front” (Dt 6.4-9).

IRRUPTION DU DIVIN DANS NOTRE CONDITION HUMAINE

Le geste du signe de la croix de haut en bas reprend exactement ce mouvement de l’irruption du divin dans notre condition humaine.

Il visualise aussi le trajet de la pensée vers le cœur, c’est-à-dire le recentrage de l’être, si nécessaire aujourd’hui alors que nous sommes tiraillés en tous sens, au point d’être parfois “en exil” de nous-mêmes… Au cœur de l’être se trouve la fine pointe de l’âme, là où le Royaume de Dieu est déjà présent en nous. “Je dors, mais mon cœur veille” (Cantiques des cantiques).

SIGNE DE CROIX ET AMOUR DE DIEU

Le signe de la croix : manière humble et concrète de tracer sur soi-même l’itinéraire dynamique de l’amour bienveillant de Dieu qui veut que nous soyons des vivants !

N’est-ce pas la même démarche spirituelle qui relie et harmonise -exactement comme les tefilin – le front, le cœur et les bras, c’est-à-dire la pensée, la chair et l’action, et cela, comme réponse de confiance et d’amour au commandements de Dieu ?

C’est aussi le rappel de l’engagement de Jésus qui a vécu dans sa chair l’attachement indissociable aux commandements de l’amour de Dieu et du prochain.

Abbé Alain-René Arbez

La croix : Toutes les formes

La croix est un symbole universel connu bien avant le christianisme. Il est intimement lié à la spiritualité et aux religions.

Il existe une infinité de types de croix, chacun pouvant présenter de nombreuses variantes. Le but ici n’est pas d’établir la liste exhaustive, mais d’évoquer les principales sortes de croix, chrétiennes ou non.

Le tav ou tau.

Tav est la vingt-deuxième lettre de l’alphabet hébreu, celle qui correspond au tau grec et au T latin. Tav signifie aussi “signe” ou “marque sur le front”.

L’Ankh.

ankh croix de vie signification

L’Ankh, ou croix ansée, est la croix de vie des Égyptiens. Elle correspond au hiéroglyphe qui signifie “vie”. L’Ankh, peut être vu comme l’union des principes masculin et féminin. 

La croix solaire.

croix dans cercle solaireDéjà présente au néolithique, la croix solaire est devenue un symbole celtique, puis un symbole catholique dans les îles britanniques. C’est une simple croix inscrite dans un cercle, évoquant le dieu soleil, la lumière éternelle.

Pour les chrétiens, la croix rappelle bien sûr la crucifixion de Jésus.

A noter que le mot “croix” vient du latin crux qui signifie “gibet”, “potence” ou “torture morale”.

La croix latine.

La croix latine est une croix chrétienne classique et extrêmement répandue. C’est une croix simple, dont la branche inférieure est plus longue que les autres. Elle représente la croix de Jésus. Elle est largement adoptée par les catholiques et les protestants du monde entier. Elle correspond aussi au plan des églises et des cathédrales.

La croix patriarcale, archiépiscopale ou “croix de Lorraine”.

La croix patriarcale est une croix latine à double traverse : la traverse supérieure, plus courte que la traverse inférieure, rappelle la présence du titulus crucis au-dessus de la tête du Christ (écriteau de la condamnation).

La croix de Lorraine, ou croix d’Anjou, a sensiblement la même forme.

La croix papale.

La croix dite “papale” est une croix latine, mais dotée de trois traverses représentant les trois royaumes d’autorité du pape : l’église, le monde et le ciel. Cependant ce type de croix est rare.

La croix de Saint-Pierre.

Cette sorte de croix est représentée par une croix latine à l’envers. Cette inversion rappelle la crucifixion de l’apôtre Pierre, la tête en bas. La croix inversée peut aussi être vue comme le symbole de Satan. 

La croix de Saint-André.

Premier des apôtres à avoir rencontré Jésus, Saint-André a été crucifié sur des poutres en forme de X, d’où le nom de cette croix.  

La croix de Jérusalem.

La croix de Jérusalem est le symbole des chrétiens d’Orient. Elle se compose d’une croix principale complétée de quatre petites croix. Cette croix est associée au Royaume de Jérusalem. 

La croix grecque.

La croix grecque est la forme de croix la plus simple. Une variante de la croix grecque est la croix scandinave, dont une des branches est plus longue que les autres.

La croix orthodoxe.

La croix orthodoxe est utilisée par les chrétiens d’Europe de l’Est. Elle a la forme d’une croix patriarcale mais possède une troisième traverse basse, inclinée (alésée), évoquant sur support de bois sur lequel Jésus aurait appuyé ses pieds lors de la crucifixion.

La croix de Malte.

La croix de Malte est une croix à quatre branches égales et évasées, se terminant chacune par deux pointes. Ce type de croix a été utilisé par de nombreux ordres chrétiens, à Malte et ailleurs. Les 8 pointes peuvent être vues comme faisant référence aux 8 béatitudes.

La croix celtique.

La croix celtique est une croix inscrite dans un cercle, et dont les branches dépassent le périmètre du cercle (contrairement à la croix solaire). La croix celtique est un symbole du christianisme celtique, en particulier irlandais. 

Le chrisme.

Le chrisme est le symbole du christianisme primitif : c’est ce signe que Constantin aurait vu avant la bataille décisive du pont Milvius en 312, événement qui a fait basculer l’Empire romain dans le christianisme. Le chrisme existe sous de nombreuses variantes mais est toujours formé de deux lettres grecques évoquant Jésus-Christ. 

Citons aussi : la croix occitane, la croix basque, ou encore la croix copte. Cette dernière est directement dérivée de l’Ankh égyptienne, l’ovale étant simplement remplacé par un cercle.

BASQUE

 

COPTE

 

OCCITANE

Adrien Choeur

La crucifixion vu par Marc Chagall et les peintres contemporains

 

Peinte en 1938 par Marc Chagall, "La Crucifixion blanche" est l'un des tableaux préférés du Saint-Père.

C’est dans une interview accordée au journal jésuite italien La Civiltà Cattolica que le pape François avait évoqué son goût pour l’art. Ainsi, on y apprenait qu’il appréciait tout particulièrement Le Caravage. Dans l’entretien, il évoquait aussi son affection pour la toile de Marc Chagall, peintre juif originaire de Russie, né en 1887 et décédé en 1985.

Après sept mois d’exil, l’une des toiles préférées du pape François, La Crucifixion blanche de Marc Chagall, retrouve son musée d’origine. En raison de travaux de rénovation échelonnés sur une période de sept mois, le département d’art moderne de Chicago avait confié ses œuvres à d’autres établissements. Aussi, la toile de Marc Chagall avait été transférée au Kimbell Art Museum, dans l’état du Texas.

Cette toile a été peinte en 1938, année de la tragique nuit de cristal (du 9 au 10 novembre 1938). Le tableau préfigurait déjà l’horreur qu’allait vivre le peuple juif pendant la seconde guerre mondiale. Une interprétation possible du tableau, partagée par plusieurs critiques d’art, est que le Christ ici représenté ne serait pas le messie des chrétiens mais l’image de l’homme juif persécuté pendant cette période terrible. La crucifixion renverrait donc aux douleurs subies par le peuple d’Abraham.

La symbolique de ce tableau est très forte, et les renvois à la religion juive y sont nombreux. Par exemple, citons le pagne du Christ remplacé par un « tallit », châle utilisé pour la prière juive. De même, sur la droite du tableau, une synagogue allemande est en flamme. Sur la gauche, on entrevoit les persécutions subies par les juifs pendant la guerre civile russe (1917-1923).

Pour le Père John Pawlikowski, directeur du programme sur les études entre religions juives et catholiques à la Catholic Theological Union de Chicago, l’affection portée par le Saint-Père à cette toile peut sans doute s’expliquer par son amitié et sa sensibilité envers la religion juive. Le Père Pawlikowski mentionne notamment la bombe qui explosa en 1994 dans le centre juif de la capitale argentine, qui avait beaucoup touché le futur pape.

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